Nous vivons à une époque où tout va vite, les images défilent sur les écrans, petits ou grands. On scrolle, on zappe… les sujets s’enchaînent à la vitesse de la fibre. John Muir a vécu à une époque où tout cela n'existait pas bien sûr.
Raconter “Au cœur des solitudes” ne peut se faire dans un rythme instagrammable ou TikTokien. Le spectacle se veut donc sans empressement, une sorte de parenthèse contemplative posant le spectateur dans une autre temporalité. Presque une introspection par ricochets.
“Partir, c’est jeter un peu de pain et une poignée de thé dans un sac puis enjamber la barrière avec le seul but de s’immerger dans la grande nature, dans la plus grande liberté. »
Le dessin est au centre du spectacle. Le coup de crayon de Lomig en est la porte d’entrée.
L’ambition est de raconter cette aventure en la mettant dans le contexte historique de l’époque (misère, abolition récente de l’esclavagisme notamment).